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jeudi, 02 février 2012

Actataque

Nous vivons depuis quelques années maintenant, dans une société de partage. On le voit tous les jours. Qu’ils s’agissent des liens et news que l’on échange sur twitter, des vidéos ridicules qui tournent sur facebook et de plein de petites choses qui rythment aujourd’hui notre vie en ligne.

Avant, on échangeait des bouquins, on se prêtait des CD, et ce que nous faisons avec ce patrimoine culturel matériel, nous le faisons aujourd’hui en terme d’immatérialité, en ligne, avec des fichiers, des liens, des playlists, ou simplement, avec l’information.

Nous sommes une société où il est facile aujourd’hui d’aller trouver des cours de guitare en ligne, des tutoriels pour apprendre à rajouter de la ram dans son PC, encre une fois, les gens qui déposent ce savoir, ces contenus en ligne, le font sans but lucratif.

L’accès à la culture enrichit l’être humain en général et m’enrichit, moi, tout court, et c’est déjà pas mal. L’échange et le partage de cette culture, permet le dialogue, l’échange de points de vue. L’accès à la culture c’est donc tout l’inverse de la pensée unique, de la beaufitude, du temps de cerveau libre pour Coca Cola… L’accès à la culture, c’est tout le contraire de la télé-réalité, de tout ce qu’on veut nous vendre à grands renforts d’abrutissement des masses et d’Hadopi.

Et puis Acta.

Acta, c’est caca.

Impossible de télécharger sans se faire saisir sa machine, sans compter que pour gruger, nous utiliserons tous Tor et VPN, engorgeant ainsi les tuyaux, si utiles pour faire passer de l’information venue de pays où il est obligatoire d’utiliser ces logiciels si on veut échapper à la torture. Acta n’est pas qu’en France, c’est pas qu’en Europe non plus, Acta est aussi aux USA, au Japon… dans 39 pays au total.

Tu veux mon avis ?

Acta, ça permet avant tout à certains grosses entreprises, avec la complicité des politiques, de vendre des jolies machines, les mêmes qu’on vend déjà à des pays dictatoriaux… Et tout ça, donc, n’est pour moi qu’une histoire de gros sous. Parce que tous ces pays achèteront ces systèmes, avec l’argent des impôts des peuples. Ca permet aussi d'espioner sans problème des masses non informées que l'on souhaite seulement voir consommer.

J’en remets une couche.

C’est, encore une fois, la liberté qu’il faut défendre. Et c'est à nous de le faire.