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lundi, 19 novembre 2012

Comme une parenthèse de quelques heures #VivaCorsica

Vous raconter la Corse…

Plus facile à dire qu’à faire, savez-vous ? Puisque #VivaCorsica, ce sont avant tout des gens, des rencontres, des bons moments, des paysages, des bonne crises de rire, la nature, les trajets en bus qui nous portaient de surprise en surprise…

Tout a commencé un beau matin de grève des trains. Pas de problème, notre motivation est intacte ! Le temps de prendre un verre en gare de Lyon et nous voici en TGV direction Lyon, puis en TGV direction Marseille puis, à l’heure de pointe, dans un TER entre Marseille et Toulon.

Le temps de descendre sur le port via des petites rues, passer devant l’estaminet d’un tatoueur, voila notre équipe de réfugiées du bounty longeant les quais en direction d’un bateau. Là, tout au bout, se dressait cet immense bâtiment où nous allions trouver notre salut. Non, pas la Corse, la douche tant attendue et méritée.

Nous avons réussi à ne perdre personne en route et ça, c’est déjà un exploit !

Nous rencontrons Jean Christophe au pied du bateau, qui nous accompagnera tout au long de ce grand week-end. Au programme, distribution es chambres et embarquement, rendez-vous après un brin de toilette au bar, historie de découvrir la Pietra, bière Corse.

C’est ainsi que je fais connaissance avec toute l’équipe, discute avec les unes et les autres. On se demande qui sera malade cette nuit, mais en même temps la mer est calme et Corsica Ferries a promis de veiller sur notre sommeil, so…

Un obn repas, qui n’en finissait plus, à la table du commandant, s’il vous plait, qui viendra même nous faire un petit coucou (avec son commissaire de bord…) pendant le repas. L’occasion de rencontrer celles qui deviendront les piliers de la team risotto mais qui ne le savaient pas encore.

Nous accostons à Bastia, non dans une bonne surprise. Direction la cabine de pilotage. Les côtes sont à des centaines de mètres été nous nous rapprochons petit à petit dans la pénombre. Les marins sont aux commandes. Bon, j’en ai aussi vu un jouer avec un compas, mais chuuuut… Tel un James Bond des temps modernes, l’homme qui nous fera accoster arrive dans un petit bateau qui se colle au notre, et le voilà montant à l’échelle en pleine mer pour entrer dans notre embarcation. Arrimage réussi, il nous rejoint en cabine et bidouille trois boutons avec précision.

Bastia, nous voici.

Rendez-vous sur le vieux port pour un petit déjeuner au lever du soleil. Les couleurs fascinent, bien entendu et les photographes que nous sommes s’en donnent à cœur joie.

Ensuite ? Ensuite le Puntetu, ensuite le salon du chocolat où nous sommes reçus par un chocolatier du coin qui nous fait déguster ses créations, un cuisinier nous donne ses trucs et astuces pour réussir sa confiture et des mannequins se succèdent sur la scène pour un défilé chocolaté avant de découvrir le travail d’artisans locaux.

Nous découvrons aussi, au fil des récits de Sylvie, notre guide, la vie fascinante et cachée de Pascal Paoli… On y voit plus clair, y compris sur le choix du drapeau Corse. La Team Risotto a tout pigé, on ne lui fait pas.

Direction Les routes de Corse, le maquis, Saint Florent, Ile Rousse, et une châtaigneraie où une petite rando nous revigore avant un bon repas fait de charcuterie et de rigolade.

Et puis la « pulenda », le plat traditionnel du coin, la farine de châtaigne, dans une peitte bergerie, perchée haut sur la montagne.

Enfin… Non, pas enfin, c’est loin, encore, la fin. On a aussi dégusté du vin, arpenté les routes de Corse, fait quelques stops de-ci, de-là pour admirer chaque fois des vues magnifiques.

Puis nous sommes reparties en bateau, sur une mer agitée cette fois, de quoi se tenir aux poteaux, regarder son plat d’un œil suspicieux et avoir des envies de bananes… au cas où.

Il fallait ensuite remonter vers Paris, déjà. Comme si cette petite parenthèse n’avait duré que quelques heures tant nous n’avons pas vu le temps passer.

En fait, la Corse, c’est bien.

L'album photo, c'est par ici.

 

mercredi, 07 novembre 2012

Bastia, Sete’ailleurs #VivaCorsica

Bastia, troisième port de passagers de France.

Ce qui m’a frappée en allant prendre un petit déjeuner sur le vieux port, ce sont à la fois ces couleurs et cette lumière… les mêmes qu’à Sète.

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J’ai eu du mal à m’en apercevoir mais là, à quelques encablures du môle. Mais c’est bien ça, cette atmosphère, cette ambiance, et aussi une ville de la même taille que Sète, à peine en dessous des 50.000 habitants.

Et ils ont même leur « quartier haut » comme on dirait à Sète. Leur village Gaulois qui résiste tant bien que mal aux changements de ces dernières années, le quartier du Puntettu, voué à la démolition partielle, et dont les habitants de battent, entre vrai lieu de vie et quartier historique dont les murs sont ornés de pochoirs appelant à la sauvegarde du quartier.

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Il y a même une pétition en ligne… Si, ma bonne dame, elle est ici.

Tout ça pour vous dire que je me suis sentie bien à Bastia et qu’en plus, j’y ai rencontré Aurélie, Anne-Laure, May et les deux lyonnaise Marion et Virginie… Et ça, c’est une autre des belles choses que me réservait ce voyage.

En avant la musique !

lundi, 05 novembre 2012

La Corse à l’heure du tour de France #VivaCorsica

Parlons peu, parlons tourisme.

Le port de Bastia a connu un effondrement du nombre de visiteurs en provenance d’Italie, situation économique oblige, effondrement rattrapé par une hausse constante des visiteurs en provenance des pays scandinaves depuis quelques années.

Toutefois, cette année, 60% des touristes qui sont passés par l’office de tourisme de Bastia, la majorité donc, sont tout de même français… un nombre qui devrait exploser l’année prochaine puisque le tour de France traverse pour la première fois de son histoire la Corse.

Départ d’Ajaccio, puis seconde étape à Bastia, mer, montagne, maquis, la Corse a tout pour accueillir les mollets de junckies cyclistes chevronnés. Et même s’ils n’emprunteront les routes de Corse qu’à l’été 2013, l’ïle est déjà prête à accueillir les 2000 personnes attendues.

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Un exemple ? Un bateau va faire le tour de Corse et accueillir toute la caravane en terme de logement… Une bonne idée pour pallier le manque de places en hôtellerie et surtout laisser des lits disponibles pour les touristes que l’événement drainera jusque sur l’île… ou pas ! En témoigne l’exemple de cet hotel entièrement réquisitionné par une télévision de Nouvelles Zélande… Un deal d’insulaires ?

Ce qui est certain, c’est que les Corses développent des trésors d’ingéniosité à la fois pour vous accueillir et pour que vous vous sentiez bien. Alors tour de France ou non, si vous cherchez une destination pour cet été, n’attendez plus !

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Je conclurai chaque billet sur la Corse par un morceau musical, enregistré dans une église de Bastia, la seule église Rococo sur le territoire français. Nous y avons croisé un trio, Voce, de chanteurs polyphoniques, et c’était juste magique. Ils m’ont permis de réaliser une captation sonore, voici ce que cela donne...

Bonne écoute !

 

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