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samedi, 09 juillet 2011

Le 193e état !

Ca y est, le Sud Soudan a son état, ses frontières, son gouvernement.

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vendredi, 06 mai 2011

Dernières vidéos d'ici

Aujourdhui, on prend l'avion et on rentre en France.

Mais comme je suis sympa, je vous ai réservé ces deux vidéos tournées dans la zone ces derniers mois.

Direction Khartoum, d'abord, plus précisément dans les locaux de l'université où des petits singes ont élu domicile. Résultat ? Ils cohabitent avec les étudiants et tout va pour le mieux dans ce petit monde bordé de pelouse.

Untitled from julie gommes on Vimeo.

 

Dans les montagnes libanaises, par contre, ce n'est pas vraiment le paradis des poissons, ames sensibles s'astenir. Au mililieu des montagnes, on veut pouvoir manger du poisson alors on le conserve comme on peut...

poissons tristes from julie gommes on Vimeo.

Sur terre, dans les airs et de nouveau sur terre, je vous donne rendez-vous à Paris jusqu'au 8 mai ! 

samedi, 05 mars 2011

Sud Soudan, un état en création

Depuis le 14 février, date de l’annonce officielle de l’annonce du résultat du référendum pour la partition du Soudan, un nouveau pays vient bousculer les frontières tracées lors de la décolonisation.

Capitale : Joba, population : un peu plus de 8 millions d’habitants, Tribu majoritaire : les Dinkas qui seraient un peu plus d’un million. Administrativement, le Sud Soudan, Ganoub il Soudan en arabe, sera validé par l’ONU en juillet prochain si le futur état correspond à certains critères. Il est issu d’un vote massif organisé au mois de janvier dernier au Soudan mais aussi en Europe, en Amérique et dans les pays frontaliers tels que le Kenya et l’Egypte où la diaspora est présente en nombre.

Le désir d’une population de faire sécession et un vote d’autodétermination ne suffisent pas à créer un nouveau pays. Les autorités sud-soudanaises doivent aujourd’hui revoir la constitution établie en 2005 à Néroli alors que la région posait les premières base de la séparation en devenant une province autonome. Elles doivent aussi mettre en place divers structures administratives et faire de la ville de Joba une vraie capitale, le tout en six mois pour obtenir l’aval de l’ONU.

Une population nouvelle

Il faudra aussi composer avec un accroissement de la population qui risque de transformer la sociologie régionale et avoir, à terme, des répercussions sur le Sud et son économie. Les « retournés » comme les appellent les travailleurs sociaux, ont été rappelés en masse afin de pouvoir voter pour le référendum. D’autres ne se sont pas fait prier, comme nous le précisait Yassir Arman (1) en janvier : « Les Chrétiens sont victimes de discriminations administratives au Nord qui est musulman. » La constitution, dès son premier article, place en préambule l’état et la religion sur le même plan. Sur l’ensemble du texte, par contre, aucune religion n’est mise en avant, il est même question de liberté de culte.

Au sud, les « retournés » trouvent un état qui leur correspond… ou presque : « Ils arrivent dans leur famille qui leur demande ce qu’ils rapportent de Khartoum. Comme ils n’ont rien, ils sont livrés à eux-mêmes, » dixit une travailleuse humanitaire qui ne souhaite pas voir son nom apparaître dans l’article. Là, le nouvel état leur donne des terres. Ces citadins se retrouvent excentrés dans une ville où eau et électricité ne sont pas aussi faciles d’accès qu’à Khartoum. Ils attendent des services que l’on ne trouve pas à Joba tels que les transports en commun ou pour les plus aisés, une vie culturelle, inexistants.

L’ONG action contre la faim pointe du doigt cette situation en termes de sécurité alimentaire. Ils sont des centaines à embarquer à Kosti au nord, accoster à Makalak au sud, et viennent bousculer la sociologie du territoire. Les réserves de nourriture consécutives à la récolte, ne seraient pas suffisantes pour nourrir tout le monde.

Des trésors cachés

Deux saisons des pluies permettent d’obtenir deux récoltes par an mais les terres sont sous-exploitées et le pays est aussi un des premiers producteurs mondiaux de gomme arabique.

En terme de ressources, les sols du Sud contiennent 85% de la production de pétrole de tout le Soudan, sans compter le mercure et l’or qui s’y trouvent aussi.

Tonton d’amérique

Les Etats-Unis ont aussi compris l’importance du Sud Soudan sur la balance économique, les USA accueillent d’ailleurs la seule ambassade du sud Soudan déjà existante sur leur territoire. Coupé du nord, cette zone est aujourd’hui coupée de la mer. Difficile, donc, de parler d’import-export… là aussi, les Américains pourraient proposer la solution en aidant à la construction d’un pipeline reliant Abiyé à l’Ethiopie afin de ne plus passer par la partie nord du Soudan d’où l’exportation se faisait par bateau.

L’accès au Sud Soudans est difficile d’autre part à cause de l’état des routes. La plupart des produits que l’on trouve à Joba sont importés depuis le Kenya, d’où les prix excessivement chers des denrées alimentaires.

Et si vous voulez en savoir plus sur le Sud Soudan au travers d’un vrai article où on parle d’économe, de PIB, d’import-export et de politique internationale avec plein de chiffres dedans pour faire croire que la journaliste, elle est intelligente, ben faut lire mon article de ce mois-ci dans Afrique Magazine  qui vient de sortir ! 

 

samedi, 12 février 2011

Soudan, les photos

Je n'ai toujours pas compris pourquoi mes albums se sont positionés du plus anciens au plus récents, toujours est-il que pour aller chercher l'album sur le Soudan, enfin complet, il faut aller cliquer loin, tout là en bas à droite... ou alos cliquer ici parce que c'est plus facile !

Il vous suffit de cliquer sur cette photo où je lave mes culottes à la main parce que oui, un peu d'autodérision ne fait de mal à personne.

 

_DSC0679.JPG

Bon visionage à tous, en espérant vous donner envie d'aller ans cette génialissime petite capitale qu'est Khartoum et où les gens sont si gentils !

 

vendredi, 11 février 2011

Des états loin de l'Ohio

Les égyptiens se sont déjà fait enfler
Ils n'auront pas d'élections comme le prévoit la constitution (art. 82/84) dans 60 jours mais en septembre.
Les Egyptiens, jusqu'en septembre, autront donc un collectif de l'armée qui gèrera le pays, un grand changement après Moubarak, issu de l'armée, Sadat, issu de l'armée, Nasser, issu de l'armée...
En gros tout change pour que finalement... rien ne change.
J'espère pour mes amis Égyptiens que les choses bougeront dans le bon sens. Que ces mois qu'ils ont devant eux serviront à monter un réel nouveau projet de société et pas à endormir les masses.
J'espère que le prix du pain, multiplié par cinq ces derniers jours, va baisser pour que les gens les plus modestes ne soient pas laissés pour compte.
J'espère qu'ils fermeront leur grande bouche, les grands observateurs de loin qui crient à la peur du fanatisme et de tout le blabla, qui ont peur tout court, qu'on vienne les embêter chez eux.
J'espère que les Égyptiens créeront un nouveau modèle de société qui sera tip top, juste pour les emmerder.

vote.jpg

A ceux qui parlent d'histoire devantleur télé, je rappelle que le Sud Soudan, dans trois jours, sera le nouvel état Africain. Ses habitants ont six mois pour faire de leur pays le 193e état de l'ONU et nous rappeler à leur manière qu'ils ont eux aussi, fait bouger l"histoire, sans bruit, juste en allant voter et en changeant, une fois n'est pas coutume, le tracé des frontières mises sen place par la colonisation.
Rendez-vous le 14 février, donc, et pas pour la Saint Valentin. Pour un rendez-vous avec l'histoire.
Sans révolution, sans télévision, mais avec beaucoup d'espoir et là aussi, un état à construire.

lundi, 07 février 2011

De l'eau au Sud Soudan

_DSC0665.JPGJe n'avais jamais vécu dans une ville où on manquait d'eau. A Joba, au Sud Soudan, chez Simon, pas possible d'avoir l'eau courante, pas de nappe phréatique non plus. L'eau est donc livrée par camions, plusieurs fois par semaine, et placée dans ces gigantesques bidons qu iservent à alimenter quelques maisonettes.

Pour certaines personnes, ce n'est pas aussi facile qu'ouvrir un robinet, avoir de l'eau. Pensez-y !

mardi, 01 février 2011

Le nouvel apartheid

J’ai été assez choquée par oba, tellement différente de Khartoum où les gens vivent ensemble sereinement.

A Joba, c’est tout l’inverse, la faute à qui ?

La faute à la ville, j’en parlais dans le dernier billet billet, mais surtout la faute au système.

La faute au système, surtout.

Aucune occasion de se rencontrer

Les étrangers, d’abord, employés par les ONG, vivent dans des compounds entre eux, loués par les ONG qui y installent aussi leurs bureaux. Ils passent d’une fête d’expat à une autre et n’ont comme seule distraction que celle d’aller au resto. Pas d’autre activité possible à Joba !

Surtout qu’ils ont obligation de ne pas se déplacer à pied la nuit, ne peuvent pas se déplacer sans voiture avec chauffeur… entre les portières de voitures et les murs, ça fait un peu beaucoup de barrières.

Multiculturalité

De leur côté, les locaux sont originaires de différentes tribus et parlent déjà plusieurs langages entre eux. Pas facile de trouver des arabisants, on mélange les dialectes peul et Dinka avec les langues des pays voisins.

Impossible, donc, d’apprendre la langue du pays puisqu’il n’y en a pas. Ce qui ne facilite pas les contacts.

Chacun reste donc chez soi, avec des a prioris sur l’autre et tout ce monde cohabite dans la plus artificielles ville qui m’ait été donnée de voir.

 

lundi, 31 janvier 2011

Khartoum, des manifs

Ce matin, je suis allee faire un tour a l universite de Khartoum, la publique. tres beau campus. cet aprem, il y aura de grosses manifestations par la bas.

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une ville en mutation

C'est hallucinant de voir comment les immeubles poussent comme des champignons ici à Khartoum.

 

_DSC0584.JPG

 

En fait, les humanitaires sont arrivés pendant la guerre pour faire leur très utile travail. Ils louent souvent en bloc plusieurs aparts pour loger leurs employés et y placer leurs bureaux. Il y a aussi les expats très bien payés qui bossent dans le pétrôle et ont de jolis salaire. 

De quoi se retrouver avec une bulle immobilière assez impressionnante à tel point que les couchsurfeuses qui ous reçoivent paient 800 euros par mois pour un appart avec trois chambres et un grand salon. Ce loyer fera sourire nos lecteurs parisiens, pas ceux qui nous lisent dans le reste de l'Afrique.

Certains ont donc décidé de tirer la ficelle et profiter du bon filon. Cette ville aux immeubles à deux étages se voit polluée par de grands blocs moches et ce n'est pas près de s'arrêter.

 

dimanche, 30 janvier 2011

Le Caire par téléphone

Je viens de rentrer de Joba à Khartoum dans un petit tupolev Yac 42 Russe bien vieillot.

Pour le reste, j'attends.

Les connections tel sont rétablies en Egypte et j'ai enfin pu avoir du monde au téléphone !

J'ai pu appeler mon chef qui m'a décrit un peu la situation. J'ai eu Engy, ma pote Egyptienne : "Il y a du sang sur la route !" me disait-elle. Les deux me conseillent de ne pas rentrer en Egypte.

J'ai appelé Erik, mon coloc, et Charles, voisin et ami. J'ai eu assez peur pour les habitants du quartier : Tout Imbaba est bloqué : "c'est la guerre à hauteur de Kit Kat" lançait Charles. Pas étonnant lorsqu'on sait que c'est un des berceaux des frères musulmans au Caire. La police fait le ménage. Ils ont été inquiétés pour rentrer plusieurs soirs de suite, et la seule voie empruntable aujourd'hui est celle du Nile. Le reste du quartier es bloqué entre Kit Kat et le pont après le gros commissariat d'Imbaba.

du coup, ne reste que le bateau-bus. Mais pour combien de temps ?

Chaque soir, ils ne savent pas s'ils pourront rentrer à la maison

Iquiétude que je connais pusique je suis dans la meme situation. Je ne sais pas si je vais rentrer au Caire ou non. J'ai peur d eme retrouver bloquée au Soudan si le pouvoir décide de fermer l'aéroport international, d'autant plus qu'on n'st pas à l'abri de nouveaux débordements du côté de Khartoum même si la manif contre la vie chère de cet après midi est loin d'avoir l'ampleur qu'on indiquait.

Jusqu'ici, je me disais qu'il vaut mieux etre coincée au Caire où j'ai ma mason qu'à Khartoum où je ne peux pas retirer d'argent, embargo américain oblige... (pas de Western, etc...) Et surtout pas de toit sur la tête même si le kop couchsurfing est au petit soin.

Si au Caire, je ne peux pas rentrer chez moi... Ca change la donne

Je suis donc en stanbd by les deux jours qui viennent pour savoir si je dois regagner le Caire (où je dois reprendre le boulot dimanche prochain) ou Paris, si je dois attendre après un appatriement sanitaire, si je dois me placer entre les mains de l'ambassade de France  Khartoum...

Héhé ! c'est le retour de la chieuse internationale ! J'aurais juste pas pu être au Caire et suivre le mouvement ? Me voilà accrochée au téléphone et au peu d'Internet que je peux capter.