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mercredi, 13 avril 2011

Journalisme en Syrie #5 - les followers

Comme sur twitter, en Syrie, tu as la toque de followers !

J’avais décidé e me rendre à Lattaquié et la personne avec qui j’avais rdv sur place, m’a proposé de nous croiser sur Tartous, une autre ville de la côte, plus au sud. Il y avait eu tant de manifs réprimées sur Lattaquié que j’aurais été tout de suite identifiée.

Allons voir la mer, donc. Puisque ça sent mauvais à Damas, profitons-en pour nous mettre au vert quelques jours…


Je me retrouve au Daniel Hotel, un endroit tres sympa, tenu par des gens charmants et après un Insert pour la RTBF, direction un petit resto pour se faire un plat de seiche plutôt bien sympathique avec une petite bière, histoire de se détendre en regardant la mer.

Dans les cybers, ils demandent le passeport. Ah non, madame, je l’ai laissé à l’hotel. Pas question de donner mon nom. Sur un papier j’écris donc mon pseudo, Alex June, avec un faux numéro de passeport (trois cybers, trois numéros différents) nationalité : Belge. Ouais, j’étais dans ma période RTBF, c’est le premier truc qui m’est passé par la tete.

Le lendemain matin, direction la corniche pour jouer les touristes et prendre un petit dej.

Je m’arrête dans un premier café.

Non, pas de de petit dej

Au second, je me pose, j’attends la carte et je vois deux bonhommes qui marchent le long de la corniche, aller, retour, aller, retour… juste devant mon resto.

Bon, on va arrêter de psychoter avec ce qu’on t’a dit à l’ambassade, hein ?

Finalement, ils n’avaient pas de petit dej.

Troisième resto, un peu plus loin, baie vitrée.

Et toujours les deux mêmes bonhommes qui vont et viennent sur la corniche.

Là, je commence à me dire que c’est étrange.

Je file au musée, très sympa quoique rikiki.

_DSC1096.JPG

 

Retour à l’hôtel

A travers les volets, je regarde la rue. Les deux mêmes bonhommes font des allées et venues dans ma rue. La corniche passe encore, mais une toute petite rue, en côte et en travaux, désolée les gens mais ça fait un peu bizarre la balade.

J’ai des followers aux basques et ça ne sent pas vraiment bon…

Je décide de prévenir mes followers, les autres, au cas où la situation tournerait mal. Me voici sur twitter annonçant que je suis suivie, donnant le nom du dernier hôtel où j’ai séjourné. J’annonce aussi que je change de ville, pas question de dire vers où je me dirige.

L’espace d’un instant, j’hésite. Je me dis que s’ils me suivent c’est peut être juste parce qu’ils ne sont pas habitués à voir des étrangers dans les parages. Je demande à la dame du cyber « Ah ben oui, tous les jours ! Beaucoup d’étrangers, beaucoup de touristes ! » Ok, alors je ne suis pas censée choquer dans le paysage.

Sac à dos, matos, en route. Je croise les deux types en montant dans le taxi qui me conduit à la station de bus.

Direction Alep ? Deux heures d’attente avant le prochain bus.

Ca sera homs… en espérant y passer deux jours au calme.

Pas une réussite au final

Commentaires

j'aime beaucoup tes récits, ça se lit comme on lit un polar :)
Attention à toi
bisous

Écrit par : melclalex | mercredi, 13 avril 2011

Oui, effectivement, au niveau de l'art, c'est un peu rikiki, comme dans tout pays "libre"...
J'espère pour toi que les deux followers vont le devenir, rikikis, jusqu'à disparaitre petit à petit...

Écrit par : MHPA | mercredi, 13 avril 2011

@melclalex je suis au Liban maintenant, je profite des derniers jours a Beyrouth chez des amis

Écrit par : Ju | mercredi, 13 avril 2011

les aventures de ju, le retour ?

Écrit par : David Burlot | mercredi, 13 avril 2011

La suite, mon David. Il y a des billets jusqu a la fin de la semaine programmes ! J ai pas mal écrit dans la montagne

Écrit par : Ju | mercredi, 13 avril 2011

La vache, on se croirait dans un polar. Le Liban est certainement plus calme (quoi que)

Écrit par : dominique | mercredi, 13 avril 2011

Oui, j e tais le fuyard dans l histoire mais je peux te dire que sur le moment, je balisais severe !

Écrit par : Ju | mercredi, 13 avril 2011

Les commentaires sont fermés.