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lundi, 31 janvier 2011

Le Caire, news

Je kiffe mes amis au Caire

J ai eu Charles au telephone, mon voisin tout a l heure : " avec Erik (mon coloc) on allait acheter des bieres au drinkies et la police ne voulait pas nous nlaisser passer"

de son cote, Louis, fraichement rentre d un mois en auto stop en Europe : "coucou j ai laisse ma guitare chez toi, en partant, non ?"

Comme quoi, meme dans le pire, la vie ne s arrete pas, la rigolade non plus. Meme si Charles precise que tout lwe monde se balade avec un couteau parce qu il y a des agressions a tout va et que c est uner question de survie.

 

Khartoum, des manifs

Ce matin, je suis allee faire un tour a l universite de Khartoum, la publique. tres beau campus. cet aprem, il y aura de grosses manifestations par la bas.

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une ville en mutation

C'est hallucinant de voir comment les immeubles poussent comme des champignons ici à Khartoum.

 

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En fait, les humanitaires sont arrivés pendant la guerre pour faire leur très utile travail. Ils louent souvent en bloc plusieurs aparts pour loger leurs employés et y placer leurs bureaux. Il y a aussi les expats très bien payés qui bossent dans le pétrôle et ont de jolis salaire. 

De quoi se retrouver avec une bulle immobilière assez impressionnante à tel point que les couchsurfeuses qui ous reçoivent paient 800 euros par mois pour un appart avec trois chambres et un grand salon. Ce loyer fera sourire nos lecteurs parisiens, pas ceux qui nous lisent dans le reste de l'Afrique.

Certains ont donc décidé de tirer la ficelle et profiter du bon filon. Cette ville aux immeubles à deux étages se voit polluée par de grands blocs moches et ce n'est pas près de s'arrêter.

 

dimanche, 30 janvier 2011

Gaz de Schiste, non merci

Je vous renvoie vers chez le copain Melclalex dont je partage les idées sur le gaz de schiste 

c'est ici http://perdre-la-raison.blogspot.com/2011/01/gaz-de-schis... et c'st important !

Merci, les gens !

La différence

La différence, quand vous voyez les images à la télé, c’est que je connais ces quartiers. J’ai crié en voyant le monde devant l’immeuble de la radio TV nationale, j’ai ouvert des yeux grands en recevant des images youtube des mecs sur Kasr al aini, devant les voitures de police, à coté de là où je vais bosser, à côté de l’ambassade du Soudan où je suis allée faire mon visa.

La différence c’est que j’ai gueulé dans l’aéroport de Joba en entendant, enfin, mes potes au bout du fil. Et j’ai appelé, appelé, appelé…

La différence c’est que je me serais fait pipi dessus à chaque tir de balle que j’aurais entendu claquer contre un mur au Caire mais que j’ai la boule au ventre à chaque fois que je vois du sang qui coule. Parce qu’il y a des gens que je n’arrive pas à joindre, parce qu’il y a Nadia, ma collègue de boulot que j’adore, quelque part, là qui vit dans le quartier de Kasr al Aini et emprunte la route pour aller bosser tous les jours.

Parce qu’il y a des gens dont je n’ai pas de nouvelles et que j’espère pouvoir embêter comme je le fais toujours, le jour où je rentrerai au Caire. La différence, c’est que quand je vois du sang à la télé, je ne crie pas vive la liberté, vive la démocratie. Je me fais juste du souci pour mes potes.

Oui, comme le disait Yann, c’est beau une dictature qui brule… ce sera beau seulement si elle brule pour de bonnes choses. Ce sera beau une dictature qui brule si viennent de bonnes choses après , si la situation change.

Ca ne sera pas beau si l’armée se retourne contre le président pour choisir un homme qu’elle aura placé et qui instaurera une dictature militaire pire que celle du Père Mouby. Ce ne sera pas beau si les Frères, même s’ils se font latter la tête du côté d’Imbaba, prennent le pouvoir parce que ce sera encore pire.

C’est beau une dictature qui brûle mais c’est moche si des gens meurent inutilement, encore plus quand ce sont des amis.

Le Caire par téléphone

Je viens de rentrer de Joba à Khartoum dans un petit tupolev Yac 42 Russe bien vieillot.

Pour le reste, j'attends.

Les connections tel sont rétablies en Egypte et j'ai enfin pu avoir du monde au téléphone !

J'ai pu appeler mon chef qui m'a décrit un peu la situation. J'ai eu Engy, ma pote Egyptienne : "Il y a du sang sur la route !" me disait-elle. Les deux me conseillent de ne pas rentrer en Egypte.

J'ai appelé Erik, mon coloc, et Charles, voisin et ami. J'ai eu assez peur pour les habitants du quartier : Tout Imbaba est bloqué : "c'est la guerre à hauteur de Kit Kat" lançait Charles. Pas étonnant lorsqu'on sait que c'est un des berceaux des frères musulmans au Caire. La police fait le ménage. Ils ont été inquiétés pour rentrer plusieurs soirs de suite, et la seule voie empruntable aujourd'hui est celle du Nile. Le reste du quartier es bloqué entre Kit Kat et le pont après le gros commissariat d'Imbaba.

du coup, ne reste que le bateau-bus. Mais pour combien de temps ?

Chaque soir, ils ne savent pas s'ils pourront rentrer à la maison

Iquiétude que je connais pusique je suis dans la meme situation. Je ne sais pas si je vais rentrer au Caire ou non. J'ai peur d eme retrouver bloquée au Soudan si le pouvoir décide de fermer l'aéroport international, d'autant plus qu'on n'st pas à l'abri de nouveaux débordements du côté de Khartoum même si la manif contre la vie chère de cet après midi est loin d'avoir l'ampleur qu'on indiquait.

Jusqu'ici, je me disais qu'il vaut mieux etre coincée au Caire où j'ai ma mason qu'à Khartoum où je ne peux pas retirer d'argent, embargo américain oblige... (pas de Western, etc...) Et surtout pas de toit sur la tête même si le kop couchsurfing est au petit soin.

Si au Caire, je ne peux pas rentrer chez moi... Ca change la donne

Je suis donc en stanbd by les deux jours qui viennent pour savoir si je dois regagner le Caire (où je dois reprendre le boulot dimanche prochain) ou Paris, si je dois attendre après un appatriement sanitaire, si je dois me placer entre les mains de l'ambassade de France  Khartoum...

Héhé ! c'est le retour de la chieuse internationale ! J'aurais juste pas pu être au Caire et suivre le mouvement ? Me voilà accrochée au téléphone et au peu d'Internet que je peux capter.

Joba pour les nuls

Est-ce une ville, d’ailleurs ?

A l’époque, Joba était une simple base militaire implantée au sud du pays. Rien de plus.

Puis les Dinkas se sont approprié les terres, peu à peu, parfois par la force.

Il fallait une capitale au sud Soudan, c’est bien entendu la tribu majoritaire qui décida de l’implanter là où elle avait déjà des billes.

Une ville d'expats

Les Dinkas ont donc fait de Joba la capital du Sud Soudan.

La sortie de crise attira peu à peu les ONG, bien entendu, qui y installèrent bureaux et expats dans des compounds dont les prix ont, bien entendu flambé. Il faut compter 400 euros par mois pour une petite chambre étudiante, sans WC ni salle de bain, 1500 euros pour vivre en coloc avec deux autres personnes dans une petite maison Ce sont les murs « en dur » et l’apport d’électricité qui coûtent cher.

Aujourd’hui, cette ville es totalement dédiée à l’expat’itude. Les restos vendent du capuccino, des pizzas, histoire de coller au marché. Les expats enchainent les fetes parce qu’il n’y a rien d’autre à faire à Joba. Sortir de la vlle ? Pas si tu tiens à tes membres, le terrain est miné. Faire du sport ? par 44 degrès… la piscine ? le ciné ? yapa !

Pas un ne m’a dit qu’il se sentait bien à Joba.

Une ville sans âme

Et si toutes les ONG quittaient le terrain ? Plus de consommateurs, plus d’économie.

La population ne cesse de croitre. Du monde est venu de Khartoum pour voter et aujourd’hui, pas mal de sudistes attendent du côté de Coski pour prendre le bateau qui les transportera jusqu’à Makalak.

Là, ils arrivent avec des promesses. Ils croient pouvoir se réinstaller dans leur famille : « t’as rapporté quoi du nord ? » rien… alors pars.

Ces gens se retrouvent livrés à eux-même en pleine cambrousse dans une petite ville qui est aussi africaine que Khartoum est arabe. Ce sont des citadins qui recherchent les transpots en commun et services qui n’existent pas au sud Soudan. L’adaptation est difficile parce qu’o leur offre des terres, à eu de se débrouiller, après avoir toujours vécu dans des maisons en dur, ils doivent construire leurs cases et exploiter un bout de terre dont ils ne connaissent rien.

Ils vivent avec 10 degrés de plus que dans le nord.

Ils arriveront encore, de lus en plus nombreux, aux portes de Joba, grossissant les rangs des bénéficiaires de l’aide des ONG, qui créeront plus de programmes, enverront plus de monde sur le terrain, des services qui leur sont destinés seront développés.

Jusqu’à quand ?

Le problème est que cette ville, dans quelques jours, sera une capitale du monde.

samedi, 29 janvier 2011

aux AMIS de twitter

Cette planète est si petite !

Je reçois des mails d’amis un peu partout. Des amis en vrai en os, en chair que j’ai déjà tenu dans mes bras, avec qui me suis déjà disputée et tout.

Même mon éditeur viens prendre de mes nouvelles, même Sonia qui ne touche jamais à son ordinateur, même Janine, même Marilyn…

C’est dans la galère qu’on voit ses vrais amis.

Je ne suis pas en galère, en pleine révolte égyptienne, je suis au Soudan.

Cette planète est si petite !

J’ai aussi reçu d’autres messages, via twitter. C’es bizarre, tous ces gens que je n’ai jamais croisés et qui prennent des nouvelles, me disent de me cacher, l‘envoient des mails pour m’expliquer comment marche un proxy. Je ne cite ni linke personne parce que je suis sûre d’en oublier.

Cette planète est si petite !

Je me souviens de m’être moquée de Nicolas qui parlaient de ses potes de blog, je me souviens d’avoir écrit en long, en large et parfois même en diagonale que ce qu’il se passe sur l’Internet, ce n’est pas la vraie vie. C’était du futile, de la connerie… Après je chialSlais comme une madeleine quand le site du Gabian s’est arrêté.

Dans quelques jours, le 3 février, je rentre à la maison, au Caire. Sur mon bateau qui flotte encore, je l’espère. Au train où vont les choses, je n’aurai pas Internet, je ne pourrai ni twitter ni bloguer.

Pour combien de temps, je ne sais pas.

Ce que je sais, c’est que cette planète est si petite qu’elle permet aujourd’hui d’avoir des amis, en vrai mais que je n’ai jamais tenus dans les bras, qui se soucient de moi alors que je ne les croise que par clavier interposé.

C’est dans la galère qu’on reconnaît ses vrais amis. Ne pas être dans la galère Cairotte m’a permis de voir que j’en ai beaucoup. Merci pour tous ces messages.

Dans quelques mois, début mai, je rentrerai dans ce beau pays de droite qu’est la France et j’espère bien que la vinasse et la bière aidant, ces vrais amis prendront forme, à Paris, Montpellier ou ailleurs, en chair et en os. Alors je les biserai en 3D, moi qui me contentais de les kiffer en couleurs.

Bon vent à vous tous, oiseaux de la sphère. En attendant de se retrouver en ligne ou en live, dans quelques semaines, dans quelques jours, dans quelques clics.

 

 

 

Soudan, une partition inévitable

La sécession est en route au Soudan, après un vote dont le résultat fait office de secret de polichinelle. Même si la réaction du président Béchir, aujourd'hui assez diplomate pourrait changer la donne en terme d'entente de bon voisinage.

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Egypte, dernières news

Voici les dernières nouvelles reçues :

"La télévision publique égyptienne a annoncé que le Président Moubarak, en sa qualité de chef des armées, a décrété le couvre-feu dans les gouvernorats du Grand Caire, d'Alexandrie et de Suez, de 18h00 ce soir à 07h00 demain matin. L'armée a été mobilisée pour faire appliquer cette mesure."