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mardi, 01 février 2011

Le nouvel apartheid

J’ai été assez choquée par oba, tellement différente de Khartoum où les gens vivent ensemble sereinement.

A Joba, c’est tout l’inverse, la faute à qui ?

La faute à la ville, j’en parlais dans le dernier billet billet, mais surtout la faute au système.

La faute au système, surtout.

Aucune occasion de se rencontrer

Les étrangers, d’abord, employés par les ONG, vivent dans des compounds entre eux, loués par les ONG qui y installent aussi leurs bureaux. Ils passent d’une fête d’expat à une autre et n’ont comme seule distraction que celle d’aller au resto. Pas d’autre activité possible à Joba !

Surtout qu’ils ont obligation de ne pas se déplacer à pied la nuit, ne peuvent pas se déplacer sans voiture avec chauffeur… entre les portières de voitures et les murs, ça fait un peu beaucoup de barrières.

Multiculturalité

De leur côté, les locaux sont originaires de différentes tribus et parlent déjà plusieurs langages entre eux. Pas facile de trouver des arabisants, on mélange les dialectes peul et Dinka avec les langues des pays voisins.

Impossible, donc, d’apprendre la langue du pays puisqu’il n’y en a pas. Ce qui ne facilite pas les contacts.

Chacun reste donc chez soi, avec des a prioris sur l’autre et tout ce monde cohabite dans la plus artificielles ville qui m’ait été donnée de voir.

 

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