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samedi, 30 octobre 2010

aéroports

Je réponds à la question de Doudette.

Même si passer les frontières en bus me fait 10 000 fois plus kiffer que de faire pointer mon passeport dans un aéroport. Il y a un côté magique à la route. Mais les aéroports réservent aussi leur lot de surprises. Commençons par le côté râleur bien français. Je suis d'accord sur les restos à CDG et Orly, quelle misère ! c'est cher, c'est à moitié froid et c'est dégueu. C'est dit !


Pour moi, les aéroports sont justement loin de l'anonymat dont elle nous parle. Bien au contraire.C'est aussi peut-être parce que je parle à tout le monde tout le temps et à cela, je ne vois pas de différence avec une station de bus bien pourrie à Palmyre et un aéroport international. On j'arrive toujours à papoter avec quelqu'un. Je n'y reviendrai pas, j'évoquais déjà le sujet dans ce billet intitulé "voyager seule ?"

Heathrow, c'est son resto thai trop bon même si trop speed où on vous sert des assiettes énormes et où il y a tellement de monde qu'on se retrouve à grignotter un bout avec quelqu'un. A mon retour de France cet été, je vois débarquer à ma table, une bonne famille d'Américains. Les ados, les brushings, les dents blanches, tout comme dans les séries. Je suis assise en face de la mère, le reste de la famille, sur ces grandes tablées, est à notre gauche. Ils parlent de leurs vacances qui se terminent alors que je finis mon repas.

L'instant café, la voilà qui me demande « et vous, vous venez d'où ? » Oui, passer par Londres pour relier Paris et Le Caire, ça s'explique aussi. Puis on parle boulot, un de leur jeune veut aussi devenir journaliste. Un autre vient de passer six mois en Espagne pour perfectionner son langage, nous échangeons quelques mots dans le dialecte de Mafalda...

Avant de nous séparer, nous souhaiter bon voyage et tout le toutim...

Au Caire, c'est un Espagnol que j'avais croisé et qui allait visiter la Syrie, comme moi, en février. Du bagage en soute à la montée dans l'avion, nous avons passé près de deux heures ensemble à parler Euope, politique, voyage... en nous promettant aussi de nous recroiser dans les rues de Damas, ce qui n'a pas été possible.

L'autre truc qui me fait bien marrer, à Paris, c'est toute cette polémique qui a eu lieu sur les gens qui rejoignaient leur terminal à pied !

Faut sortir, un peu, les champions ! On voit ceux qui n'ont jamais traversé le mini terminal de Luang Prabang au Laos, en rigolant dans la plus totale indiscipline sous le regard de garde chiourme laotiens tout aussi gai que nous. Oui, oui, nous étions partis en avion au festival des éléphants, on sent les vrais working-écolos... on veut bien partir à la chasse au caca d'éléphant pour aider Bertrand à faire ses analyses, mais... on arrive dans un coucou minuscule qui fait plein de bruit dans le nord du Laos !... avant de se taper cinq heures de bus. Quel souvenir !

Bangkok, c'est une ville dans la ville. Du moins, « le nouveau » comme on dit là bas. La miss Doudette serait contente, t'as de quoi faire les boutiques. J'y avais rencontré un type qui venait de se marier dans un des bars de l'aéroport. On avait trois heures à tuer, on s'est raconté nos vies. Il avait une boite d'effets spéciaux pour le ciné en Thaïlande, il allait la délocaliser à Kuala-Lumpur parce que sa femme vivait là bas. Je partais en Roumanie...

 

Un aéroport, c'est finalement un point d'intersection

entre des droites qui suivent les voyages des gens

d'un point A à un point B

et se rencontrent au hasard d'un sac posé sur un fauteuil,

d'un zinc de bistrot, d'une file d'attente.

 

Je me souviens de mes huit heures à Kuala Lumpur, pour rejoindre la France avant la Roumanie (oui, oui, c'est toujours simple la vie dans les aéroports). J'avais décollé de bon matin dans la joie la plus totale mis à part un réveil aux aurores difficile. Je prenais la navette entre les deux poles de l'aéroport. J'ai essayé des montres, bu des cafés dans tous les troquets de la zone, même au resto italien qui sert d'ailleurs de la très bonne bouffe. J'ai même essayé de dormir sur les fauteuils. Je n'ai rencontré personne.

Je me connecte en coup de vent sur mon mail a bout de quelques heures et là...

Panique générale de ma mère qui me dit injoignable, m'envoie des mails pour savor comment se passe la prise d'otage...

???

Non, je ne suis pas dans une grève que je soutiens à Pars, je suis à Kuala-Lumpur, faudrait m'expliquer... Je réponds que je suis en vie qu'il y a plein de boutiques et que Les grandes baies vitrées de l'aéroport sont propres. Ouf !

Nous étions en septembre 2008, les jaunes venaient de prendre l'aéroport de Bangkok, quelques heures plus tôt et les avions ne pouvaient pas décoller. Ma famille m'imaginait coincée quelque part entre deux bridés bouffeurs de nouilles alors que j'étais en train de faire mumuse dans la navette à Kuala depuis des heures.

Au retour, je passais par Bahrein et je me souviens que le seul établissement de l'aéroport pour grignoter un bout était le mac do ! j'avais trouvé ça funky... Moins de devoir bouffer cette m... mais bon. Et que dire de la course folle à Amsterdam avec Latifa ? de Sven le Stewart ? de Florent qui m'accueille à bras ouverts à Hanoi ? Si vous êtes sages, j'y reviendrai !

Allez, si vous êtes sages un jour, je vos parlerai des hôtels pour backpackers, des Irlandais et des autres gens qu'on y rencontre.

Ou des voyages en train

 

 

 

Et vous, c'est quoi vos souvenirs d'Aéroports ? J'adresse la question à Nico et Nicolas,

 

Commentaires

J'adore ce billet, j'ai eu l'impression d'avoir fait le tour de l'Asie en 10 minutes. C'est ce qu'il y a de bien avec les voyages (j'ouvre le débat)... des rencontres, encore des rencontres... Merci :)

Écrit par : doudette | samedi, 30 octobre 2010

Pas tellement de souvenirs (j'ai beaucoup voyagé sur les lignes intérieures donc je suis un peu blasé)... A part un long arrêt à Los Angeles en allant à Tahiti en 1993...

Écrit par : Nicolas | samedi, 30 octobre 2010

et ???? c'etait comment Tahiti en 1993 ?

Écrit par : Ju | samedi, 30 octobre 2010

C'était pour le travail...

Écrit par : Nicolas | samedi, 30 octobre 2010

Ah Sven et ses amandes fumées ... que de souvenirs.
Et cette famile de Chinois dont nous avions failli décapiter le p'tit ? De bons souvenirs en effet !
xx

Écrit par : MOna Choule | samedi, 30 octobre 2010

par contre, j'ai oublié de dire qu'on avait piqué les couvertures ;-)

Écrit par : Ju | samedi, 30 octobre 2010

Aaaaaaaaah l'avion, les aéroports...... Jamais pris.

Écrit par : Artgoutlong | samedi, 30 octobre 2010

Les commentaires sont fermés.