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vendredi, 01 octobre 2010

de l'art de compter les manifestants

combien ?
combien de manifestants dans les rues ?
facile à compter, non ? Du moins, ça l'était quand je bossais en PQR.
Ce matin, en écoutant France Inter chez Laurent et David, je tombe sur l'émission du médiateur, réveillant David par la même occasion.
quelle surprise !
on ne donnerait les chiffres des syndicats et des autorités parce qu'on ne peut pas compter les manifestants...
faudrait un hélicoptère... puis tu te rends compte, compter dans toutes les villes, etc... embaucher des compteurs...
encore une fois, j'ai l'impression qu'on ne fait pas le même métier !
c'est une des première choses que j'ai apprise en 2001, compter les manifestants dans les rues de Montpellier.
avec une collègue qui était pas loin de la retraite.
transmission, tout ça.
Comment on compte les manifestants, alors ?
oui, billet spécialement dédié à toi, le journaliste de France Inter.
Bon, vous pouvez tous lire, hein ?
il vous faut, un balcon, une mamie qui mate la manif et qui vous ouvre sa porte, et en plus, elle sera contente de vous recevoir, d'etre utile, etc...
le probleme, c'est qu'elle vous parle, en plein manif quand vous comptez...
puis vous comptez, d'abord 10 personnes
on voit ce que ca fait en terme de masse.
puis on arrive à 100
et on fait de même, on compte par grappes...
puis 1000, au bout des 10 groupes de 100
suffit de compter par grappes de 1000 pour arriver aux 10 000...
des tas de journalistes de PQR font ça
savent le faire
et à France inter, on te parle d'hélicos, de compteurs, d'impossibilités...
encore une fois, on ne fait pas le même métier !


ou cela viendrait-il encore du clivage Paris, province ?

quel plaisir j'aurais à voir mes vieilles techniques au placard et un renouveau de la presse des gens qui en veulent, qui ont une conscience pro, etc...

Commentaires

T'as pas peur de compter plusieurs fois les mêmes grappes de gens ?!

Écrit par : artgoutlong | vendredi, 01 octobre 2010

cette bataille des chiffres permet de minimiser le mécontentement général contre la politique mise en place et de diminuer la représentativité et la mobilisation des syndicats , de leurs adhérents et de leurs sympatisants. Soyons unis et restons mobilisés. ça fini toujours par payer surtout si les étudiants et les salariés du privé viennent rejoindre les salariés du public.

Écrit par : isa | vendredi, 01 octobre 2010

Les commentaires sont fermés.