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dimanche, 30 mai 2010

Les za-mé-ri-kains

Ca fait un petit moment que je voulais vous écrire ce billet mais le temps me manquait.

Loin de faire une étude sociologique ou même un papier journalistique, je préviens, il s'agit juste d'un petit billet rigolo et sans prétention sur nos amis d'outre-atlantique.


« Alors, ils sont comme à la télé ? » me demandait Aurélie, couchsurfeuse, avec qui je prenais l'apéro. Nous étions entourées d'autres voyageurs 2.0, au pied de la citadelle de Palmyre. C'est vrai que je l'avais un peu cherché avec mon « j'avais jamais vu un Américain de ma vie, là, j'en croise tout plein tout le temps ! »

Les colocs succèdent les unes aux autres et faut dire que oui, je vis exclusivement avec des amerloques depuis que je suis au Caire, la faute au hasard. En tout cas, ça fait progresser et leur accent est 800 fois plus sympa que celui des anglais, private joke inside.

 Hanna, l'intello

Quand je suis arrivée à Dokki, j'ai vécu deux mois avec Hanna, fraîchement arrivée de San Francisco et Oriol, son compagnon Espagnol. Je reste sur un goût d'inachevé. Hanaa, quand elle n'était pas dans les locaux de l'ONG pour laquelle elle travaillait, restait scotchée à son ordinateur pour finaliser sa thèse, faire des recherches, etc... Impossible de l'en décoller, même Oriol avait laissé tomber !

Difficile pour moi de papoter sous peine de la déranger et de lui faire perdre le précieux temps dédié à ses recherches. Pour le coup, je copinais plus avec mon coloc espagnol, branché photo, foot et balades. Nous avons quand même quelquefois échangé autour des Américains, des Français, de la politique... des moments précieux.

A n'en pas douter, Hanna aurait pu jouer l'intello des séries télé, les yeux rivés sur son ordi, des piles de bouquins tout autour d'elle.

 Max, le furieux génial

Puis est venu le temps du bateau où toute une flopée d'Américains m'ont accueillie gaiement autour d'un BBQ dans le jardin. Difficile de retenir tous les noms. Mais c'est la tradition ici, un nouveau arrive, les habitants du bateau rassemblent leurs potes et welcome !

J'ai donc habité quelques semaines avec Max, aussi fou que génial.

Le gars qui arrivait à composer des symphonies en 20 minutes, parfois en plein milieu de la nuit, que j'ai vu poser du son sur des images de film et coller parfaitement... mais une plaie au quotidien tant il demandait de l'attention. Faut dire qu'il n'avait que 21 ans. Entre le balançage du chat à l'eau et les incursions en plein milieu des conversations auxquelles il ne participait pas... y avait de quoi devenir marteau !

Max aurait été un bon looping dans L'agence tous risques, une bonne Phoebe dans friends... (sans rapport aucun avec le chat qui pue...)

 Nancy, la cheer leader

Max a quitté le navire quand j'étais en France. A mon retour, j'ai rencontré Nancy.

C'est simple. A chaque fois qu'elle rentrait dans une pièce, le temps suspendait son vol. Elle avait un truc, une aura, une énergie particulière, j'en sais rien... Mais que ce soit le matin au réveil quand elle ressemblait à Barbie-à-la-maison ou lors de nos petites sorties, Nancy, c'était juste un ovni. Elle était vraiment intelligente et gentille, toujours souriante et prête à rendre service, constamment à transporter tout le monde dans sa voiture juste pour aider.

Nancy, c'est juste la caricature en vrai des fausses cheer leaders des séries US, vous savez, la nénette archi popu, que tout le monde kiffe et qui ressemble à une poupée. Nancy, c'est la même avec tout pareil, les pompons et la jupe en moins.

Allez, je vous garde le meilleur pour la fin : David dans un prochain billet...

 

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