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dimanche, 25 avril 2010

six mois (de bouffe) en Egypte

Et non, le bilan, c'est pas fini !

On ne va tout de même pas torcher six mois de vie, maintenant sept, en trois billets.

Surtout qu'aujourd'hui, c'est du sérieux ! On parle popote.

Passer de la salade de papaille, du laap et du phoe à la bouffe égyptienne, ça n'a pas été si facile au début. Mais maintenant, bien que ce soit loin d'être aussi bon que la nourriture d'Asie du sud-est, j'y ai découvert quelques petits trucs sympas.


Alors je vous arrête tout de suite. Non l'Egypte, c'est ni le couscous, ni le tagine. On est au Moyen-Orient, pas au Maghreb. Et si tu cliques sur le nom des lpats, t'as même des photos !

L'Egypte, c'est le Kochari. Un plat à base de pâtes, lentilles, servi en énormes portions, même si vous choisissez la plus petite.

Je vous envoie vers le site de la radio du lycée Français du Caire où vous saurez tout, tout, tout sur le kochari http://www.radiolfc.net/2009/12/un-pays-une-region-un-pla... Ce sont des jeunes qui font cette petite chronique et c'est très sympa. Dans mon quartier, j'ai trouvé deux endroits sympas qu ie vendent, c'est radicalement moins cher qu'en centre ville. L'un l'épice plus que l'autre. C'est un pu le plat idéal les lendemains de grosse fête avec alcool modéré. Tu te lèves à 13H, t'as rien dans le bide depuis 18H la veille... Un kochary et hop ! t'as plus faim pendant trois jours !

L'Egypte, ce sont aussi les bettinguen, le  mot qui signifie aubergine. On en trouve poêlées, cuites au four, avec de l'huile d'olive ou des épies... J'en fais des cures ! On trouve aussi l'aubergine mixée et déclinée en différentes sauces qu'on mange avec du pain baladi.

Le tahina, c'est super bon ! ... ça dépend où on le mange en fait. J'aime le tahina d'une petite échoppe à côté du bureau. Il a un bon goût de noix. Parfis, ça tire un peu sur le yaourt.

Le fattah reste une grande découverte surtout que celui-ci, mon ami Mohamed (l'Egyptien qui m'avait hébergée à Ismailia) ma appris à le cuisiner. Il suffit de tapisser l fond de son plat avec un pain à la Syrienne, l'arroser avec du bouillon que vous préparez au préalable, couvrir avec votre riz. Ajouter de la viande, c'est en option, comme la sauce tomate. J'ai préfré la crème « éééchta » comme on dit ici. Bon, là c'est pareil, on na pas vraiment faim !

Ta7améya, ce sont les falafel d'ici. Je ne suis pas très fan mais je dois dire q'écrasés en sandwitch avec des petits légumes, c'est pas dégueulasse !

Le foul, c'est une pâte faite à base de fèves. Vous y ajoutez quelques épices, et ça donne un plat qui peut se manger en y trempant du pain, ou en sandwitch. Là aussi, la gestion des épices et le broyage des haricots difère suivant là où vous achetez le foul.

 

Je vous vois saliver. Oui, vous avez envie de sucré... Pas de problème.

 

 

On a le Mahalabiya à vous proposer. Entre la crème solide et le flan, le Mahalabiya contient aussi des raisins secs et de la noix de coco. Il y a aussi le riz au lait local (ça, c'est définitivement une constante ! on en bouffe partout !).

Je dois dire que je ne suis pas vraiment fan des gâteaux, très gras et très sucrés, que j'ai pu trouver jusqu'ici.

 

A boire ? Faut bien faire passer tout ça, non ?

 

Un « limoun », entendez jus de citron, ça passe tout seul . On met des tout petits citrons à l'intérieur du mixeur, peau comprise, avec u sucre, de l'eau, et c'est parti ! En Syrie, ils ajoutent quelques feuilles de menthe. Un régal.

Pour terminer, le petit café à la turque.

Un Ziéda, bien sucré, un Mazbout, un peu moins, un « Alarija », le truc que je n'arriverai jamais à prononcer, encore moins sucré. Sinon un chaï, comprenez un petit thé. Chaï mazbou ou chaï bélaban, avec du lait, suivant votre goût maisne demandons pas du « tea » à l'anglaise sinon on vous rapporte un Lipton ! J'ai appris à faire le café turc avec un jeune à la fac qui les préparait. Il met d'abord au fond de son récipient le café en lui même et le sucre. Il mélange avec un peu d'eau. touille, touille, touille, petit monsieur. Il ajoute le reste de l'eau. Direction le feu ou la plaque, quand ça boue, c'est prêt, direction la tasse où vous laisserez un joli centimètre de marc !

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