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lundi, 19 avril 2010

Couch searching

Réveil tonique, en avant pour la découverte !

Même si Damas, pur une première nuit ne m'avais pas parue très accueillante, je reste rarement sur une première impression.


 

Pour le petit dej, on ne me demande pas ce que je veux boire. Ce sera du thé.... Et du Tahina ! du moins, ce qu'on appelle Tahina en Egypte et qui fait partie de mes sauces préférées. On a aussi des olives, du pain syrien, du yaourt à l'huile d'olive, un œuf dur. Pour moi, la culture, en plus de passer par le rencontres et la langue, passe aussi par la bouffe.

P4020001.JPG

...

quel désespoir !

Me voilà partie d'hôtel en hôtel dans le quartier des backpackers, le seul endroit où on peut trouver à dormir pour moins de 10 euros la nuit.

Full, foul, foule... et à chaque fois, on m'indique le voisin. Rien n'y fait.

Tout est plein, comme si j'avais décidé de rechercher un hôtel as cher au denier moment un week-end de pacques. Sept hôtels, sept refus. J'aime bien mon sac à dos, ses 10 kilos, ses couleurs, mais ça va faire deux heures que je me le (sup)porte.

Direction Marjeh square, j'aurais peut-être plus de chance. J'arrive dans un hôtel très mal indiqués sur mon guide cracra Michelin (je ne conseille pas du tout cette collection, totalement l'opposé du Lonely Planet).

L'endroit est super glauque et on dirait que trois bonhommes font un concours sur le thème « je suis adipeux, chauve et je te regarde en bavant ». Courage, fuyions vers la vieille ville !

Fin de matinée, je ne me fais plus d'illusions. Là bas, tout est cher mais mon instinct m'y pousse.

Pas de change, pas de carte sim locale... nous sommes vendredi, jour de prière en terre musulmane. il faut la jouer fine. Je dois dire que je commence aussi à perdre mon espoir naturel.

Dans une grande artère du Souk heureusement et merveilleusement silencieuse, je trouve un cyber, de quoi donner des nouvelles à la famille. Et là, comme par magie, tout change.

Alors que la fatigue aurait presque raison de mon état mental, que les quatre heures de sommeil se font sentir, que je suis perdue dans cette nouvelle ville. Je décide de m'adresser au jeune homme blond assis à côté de moi... C'est vrai, après tout, un grand blond aux yeux bleus, même si c'est un délit de faciès, c'est soit un Auvergnat comme le ministre les aime, soit un touriste.

« Tu crèches où ? t'es dans le quartier ? »

Il est logée dans une maison avec d'autres gens. Logé dans une famille. Il a eu le plan par un gars qui connaît un gars qui lui-même connaît... si je n'avais pas eu mal à la tête, j'aurais été e état de suivre toute l'histoire. Et de me proposer « tu veux le rencontrer ? »

Yalla ! De toute façon, avec tout ce qui m'est arrivé  à Damas depuis moins de 24 heures, ça ne peut pas être pire !

Nous partons dans les petites rues de la ville. Belles, pavées, je note la présence de vieilles pierres. Malheureusement, j'ai l'esprit occupé et toujours pas de toit sur la tête en milieu d'après midi. Il frappe sur une grande porte en fer. J'ignore alors que Magnus, le Suédois, sera mon sauveur.

Nous entrons dans un univers totalement décalé.

P4020012.JPGUn vieux réfugié Palestinien nous ouvre la porte. L'histoire l'a entraîné en Syrie avec son fils aux yeux leux lorsque ce dernier était enfant. Aujourd'hui, il passe le balais dans la cour en écoutant son père me raconter sa vie. Celle qu'il a raconté à Magnus. Aujourd'hui, il fait du business dans sa petite cour, parle plein de langues et nous offre un thé apporté par un gars qui a la trombine de Robert de Niro.

Je me demande bien ce qu'ils ont pu mettre dans la tahina du matin à l'hôtel.

En quelques minutes, plein de plats apparaissent devant nous. L'accueil légendaire des Syriens est exprimé ici par le petit père palestinien qui ne voudra pas qu'on le paye en remerciement. Pire qu'une insulte, nous dira-t-il. En tout cas, ça fait du bien de se remplir le ventre !

Le temps s'est fait plus doux. Dans la petite cour pavée où nous prenons du bon temps, vivent une tortue, un lapin et un poussin... C'est vraiment un endroit iréel, en marge de Damas. Je ne crois toujous pas en Dieu mais j'aurais été capable de croire en Magnus, sur le moment.

« J'ai un ami, sa sœur parle français. »

Le vieux se décide enfin à me faire bénéficier de son carnet d'adresse !

Je n'en crois pas mes oreilles. Une francophone, quelque part dans cette ville qui, je l'apprendrais plus tard, en compte pas mal.

Voilà comment, en quelques minutes, tout a été réglé. Et mes heures de marche en sac à dos me semblent alors si loin.

Direction une nouvelle fois, les rues du centre ville en compagnie du frère de la francophone. J'arie chez eux. Effectivement, la sœur parle français et elle l'enseigne ! La mère aussi parle la langue d'Adamo et de Frédéric François. Quelle chance ! Premier geste, elles me donnent une clé. « Au moins, tu fais ce que tu veux »

Pourquoi tout n'est toujours pas aussi facile ? Ma chambre donne sur la cour... elle est donc au calme. Qui dit mieux ?

Commentaires

la suite demain alors !

Écrit par : josiane | lundi, 19 avril 2010

biensur ! la suite tous les jours ! restez en ligne !

Écrit par : ju | mardi, 20 avril 2010

Les commentaires sont fermés.