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lundi, 05 mars 2012

Amesys, Big Brother, et leurs folles nuits avec Orwell

Je me suis étranglée toute seule en lisant ce billet de Jegoun… J’ai eu envie de troller… puis plus envie en fait tant la situation est grave.

Donc oui, lecteur bientôt on sera observés, scrutés, nos moindres faits et gestes sur les Internet’z et le téléphone. Non, je ne suis pas pessimiste, juste réaliste. Je sais depuis longtemps  que ce n’est ni la princesse, ni Bruce Willis, ni le mec qui arrive sur un cheval blanc qui gagnent à la fin. Ce sont ceux qui ont le pouvoir, l’argent et tout ce qu’il faut de plus pour faire du lobbying… en gros, pas nous.

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Je peux très bien comprendre qu’on se dise « je n’ai rien à me reprocher, je suis honnête, alors ils peuvent m’observer, ça ne me pose pas de problème. » Je le comprends même mieux du fait que c’est ce que je pensais, il y a fort, fort, fort, fort longtemps, bien avant les voyages et les révolutions. Avant de rencontrer certaines personnes, avant de lire comment tout ça fonctionne, avant d’apprendre, et surtout avant de voir, concrètement, ce que cela pouvait produire sur le terrain, en Syrie. Avant d'imaginer ce que cela pourrait donner ailleurs, dans un futur proche.

Pourquoi c’est mal, donc ?

Puisqu’il s’agit d’une violation de la vie privée. Concrètement, une fois que les systèmes seront mis en place, on pourra sniffer et écouter tout le trafic web de nos machines, c’est-à-dire savoir quels sites nous visitons, ce que nous achetons ou téléchargeons, à quelle heure et depuis où, nous nous connectons. De quoi savoir où l’on vit, où l’on travaille et même l’heure de la pause-caca café dont l’absence en ligne une petite quinzaine de minutes sera la conséquence.

En connaissant nos achats, les sites visités, on pourra habilement nous proposer des produits et services ciblés, comme le fait déjà facebook, mais là dessus, nous sommes consentants et postons nous-mêmes des petits morceaux de vie privée. Nous rendre encore plus abrutis de consommation ? rien de plus simple en connaissant nos goûts. C’est peut être un détail pour vous mais pour moi… ben ça voudra juste dire qu’on aura un espion au cul tout le temps et même plus besoin de moyens humains moustachus avec une coupe de cheveux ridicule, c’est la machine qui le fera toute seule !

Enfin, la machine… Plein de gros serveurs connectés à nos connections en permanence.

Idem pour le téléphone

Ce n’est pas moi qui le dit, mais les gens qui ont créé Tor. De vous à moi, j’ai bien envie de les croire… Du moins plus que la princesse, Bruce Willis, le cheval et les gens qui ont des sous et vendent des technologies d'espionnage. C'est comme quand tu vas à l'hopital en Eypte, on te rasure, tu n'as ren à craidre, tout ira bien... et en fait, c'est pas vraiment ça

QUOTE_cells_farsi_zammarchi.jpgPuis il y a d’autres personnes qui toucheront ton Internet lecteur. Tes enfants, qui seront un jour des rebelles en puissance, boutonneux et râleurs à souhaits…  Suivant les sites visités, les autorités sauront rapidement sur qui garder un œil, qui sera un ennemi potentiel de la nation, à qui il faudra simplement faire peur ou péter les genoux si besoin.

Petit à petits, moutons tondus que nous sommes, nous ne verrons pas s’installer ce dispositif de flicage généralisé. Nous continuerons à nous connecter en clair, à envoyer des mails pour programmer nos soirées, histoire que l’on sache facilement où nous trouver. Nous continuerons et nous y perdrons notre liberté. L'étape suivante, ce sera le blocage de certains sites qui ne plairont pas... 

Nous journalistes, nous y perdrons encore plus puisque la protection des sources, on se la mettra où je pense, et sans vaseline, cela va de soi. Facile de monitorer des mails, des messageries, et ce n’est pas l’anti-privacy de Skype qui va nous aider…

Je n’ai jamais pensé qu’on puisse jouir en lisant du Orwell… mais en fait, M. Amesys, il a du pas mal taché les pages de l’édition de poche qu’il lisait sous ses draps pendant la nuit. Et ce qui est encore plus sympa, c’est que c’est ce genre de dégénérés qui liront tes mails et sauront ce que tu fais de tes soirées.

vendredi, 25 novembre 2011

infos Syrie

assad.JPGBonjour lecteur,

C’est assez rare que je te conseille d’allumer la télévision, ne la regardant que peu.

Aujourd’hui, je te conseille tout de même de regarder Le grand Webzé sur France 5 (oui, je sais c’est tard mais tu peux enregistrer, trouver l’émission sur Internet, etc…) à 23h30. Non, tu n’as rien à faire u vendredi soir à 23h30, c’est bien connu.

Et pourquoi je te le conseille ?

Parce que c’est assez rare, de nos jours qu’on parle de la Syrie à la télévision. KheOps, des Télécomix, dont je t’ai parlé plusieurs fois, y sera pour parler de l’action du collectif alors que la boucherie continuer laissant les diplomates faire leur insipide travail et jouer sur les mots.

On parle enfin de guerre civile dans les médias, il serait temps, non ?

Merci au Canard pour l'illustration.

mercredi, 25 mai 2011

Chez atlantico une fille = un géranium

Cela m’étonne que dans la TL, personne n’ait relevé cette horreur !

In s’agit d’un article sur Atlantico dans Libé. Vogelsong est pourtant assez franc tireur avec eux, Guy est un as pour relever les petites phrases. Mais là, personne pour rebondir. C’est donc dans le train reliant Paris à Montpellier que j’ai ouvert mon Libé du jour  et que je suis tombée sur cette infamie.

"On cherchait des filles"

Non, il ne s’agit pas juste du papier sur Atlantico, ce serait trop facile. Mais des propos, rapportés par Nicolas Cori (à qui je fais confiance) dans cet article titré Atlantico, étrange machine à scoops. On passe sur le décor, l’affaire DSK, vous vous en doutiez, et on arrive à la 5e colonne où Jean-Seb Ferjou, co-fondateur et principal actionnaire du site, parle de Tristane Banon et du fait qu’elle bosse pour le site : « On cherchait des filles pour ne pas avoir que des contributeurs masculins. Et au moment où je l’ai rencontrée, j’avais totalement oublié l’histoire avec DSK. »

???

Non, lecteur, tu ne rêves pas. Moi aussi, j'ai relu plusieurs fois cette phrase.

C’est ce qu’on appelle la discrimination positive chez Atlantico ? Prendre une fille parce qu’il faut une fille ?

Ca va certainement plaire à Olympe.

Jean-Seb, as-tu (je ne vouvoie que les gens que je respecte) comblé ton quota de noirs ? d’homos ? de gens pas chauves ? de jeunes ? de rouquins ? J’ai peut-être des amis à te présenter, le cas échéant.

Si besoin d'autre plantes vertes, peut-être aussi, n'hésite pas à faire signe.

Ce qui est tristement drôle, c’est qu’en refermant le journal, en 4e de couv, on a le portrait de Caroline de Haas, féministe. 

Sont forts, chez Libé. Et non, lecteur, tu te debrouilleras pour trouver le site pas question que je leur fasse un lien.

lundi, 23 mai 2011

#bistougate La faute au spectateur ?

Ça part dans tous les sens.

C’est ce que je me suis dit toute la semaine avec cette histoire de DSK. Dans quelle société vivons-nous ? alors on va au plus facile, on tape sur les journalistes à qui on repproche le flot de fausses infos.

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dimanche, 13 février 2011

La comédie du pouvoir

C’est lors d’un papotage nocturne avec notre troll @la_question que j’ai repensé à ce bouquin. Il nous faisait du Sartre alors que je pensais à la possible dégradation de sa santé mentale. Puis Bim ! Je me suis rappelé de ce bouquin.

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mardi, 18 janvier 2011

C'est l'histoire d'un Et@t...

Je suis toute contente

Je viens de découvrir grâce à Rimbus que @Slim404 qui a perdu pas mal de cheveux en prison, vient d'être nommé secrétaire d'état à la jeunesse et aux sports dans le nouveau gouvernement de transition tunisien. J'écrivais un court billet, il y a quelques jours, pour vous parler des blogueurs tunisiens en pleine révolution et les inquiétudes qui étaient notres de ne plus avoir de ces nouvelles.

Félicitations, bien entendu

Ils ont été nombreux à se lever lundi matin pour "relancer l'économie" comme le disait @Judevlad (il faut la suivre, toi si tu twittes !) mais c'est maintenant que tout commence.

Au boulot, donc, jeune homme, et rends nous fiers d'avoir souri en apprenant ta libération, rends nous un peu tristes de ne plus lire tes twitts parce que tu n'auras plus le temps de t'en occuper, fais nous rire comme juste avant cette première réunion ministérielle :

"premier clash de la part des rcdistes sur le fait que je ne porte pas de cravate"

aujourd'hui, en début d'après midi

 

"Ne vous inquiétez pas si je met longtemps a répondre, ca veut pas dire que j'ai ete arrêté :) Je suis submergé"

 

Au boulot jeune homme, même si ce n'est pas facile et tu vas le découvrir. Toi et tes nouveaux collègues en cravate portez sur vos épaules tout l'espoir d'un peuple ! L'espoir d'un peuple trop longtemps opprimé qui aujourd'hui ne pardonnera rien... mais parce que certains, comme toi, se sont battus pour cette liberté.

jeudi, 04 novembre 2010

Miss Amérique, la voilée et moi

Benoit, un jeune stagiaire Science po qui passait par le journal Al Ahram cet été avait fait toute une série de portraits sur des expatriés vivant au Caire. Souvent mal intégrés, blessées quand il s'agit de nanas, expato-centrés, les personnes rencontrées lui avaient inspiré un grand dossier sur les difficultés d'intégration des expats du Caire. Au milieu de tout ça, un portrait de bibi dans son univers Imbabesque.

Le dossier est passée à la trappe, puisque trop mauvaise image de l'Egypte et des Egyptiens il donnait. Est resté le portrait de bibi dans lequel, la plume hésitante de ce jeune étudiant, arrive à traduire mon quotidien entre insertion, adaptations et désagréments liées à la vie en Egypte. Un portrait très vrai, donc, paru dans l'édition de la semaine dernière.

Et si tu cliques dessus, ça grossit !

Oui, mamie, c'est magique

 

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La double page est assez rigolotte, je suis casée entre Miss USA qui rend bizarrement mieux que moi en photo et la voilée pas maquillée qui raconte... rien en fait.

Bonne lecture !

 

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mercredi, 27 octobre 2010

Georges Frèche

 

Pouf.

Comme ça, d'un coup.

L'autre jour, j'a ouvert ma boite mail, comme tous les matins. Sauf que là, j'en avais plein à trier parce que je n'avais pas dormi à la maison du coup, je n'avais pas « tchécké » la boite le soir.

Pouf, comme ça.

J'ai ouvert le mail et j'ai appris.

Pouf, comme ça, il est mort en silence.

Pour quelqu'un qui a déjà écrit sur la mort, oui, j'aurais pu trouver une intro plus sympa.

Mais pas réussi.

Pouf, comme ça, bouche bée, la Julie.

Bon, faut dire que je voulais l'écrire plus tôt, ce billet, mais pas trop le temps ces derniers jours c'est du 9H-20H au bureau... ça ne laisse pas beaucoup de temps pour la vie sociale et encore moins pour écrire.

C'est dommage quand j'ai lu celui de chez Nicolas, j'avais envie d'écrire mais pas de temps libre devant moi. Ca m'a fait tout drôle. Lui qui était habitué à faire tant de bruit, il est parti comme ça, d'un coup, en silence.

Ce qui est drôle, c'est que j'en parlais avec mon ami André il y a une dizaine de jours. Nous mangions ensemble à mon retour en France et je lui disais tout le mal que je pensais d'Agrexco sur le port de Sète, notamment qu'on ne peut pas faire n'importe quoi sous couvert de créer des emplois. On débattait onc et il me connaît assez pour savoir que ça pouvait durer des heures et qu oui, pour le coup, pour moi c'est une belle connerie. Agrexco, c'était le gros dossier du moment pour la région.

Je pense aussi en cette période à Alain Rollat qu'il n'est pas obligatoire de présenter puisque tout le monde le connaît et puisqu'en plus il est modeste, je vais la jouer simple. Je pense qu'il était dans le vrai, un journaliste de terrain qui fait son boulot, loin des critiques parigo-parisianistes, il ne jouait pas au grand défenseur, a condamné publiquement certains propos, mais expliquait avec justesse pourquoi d'autres n'était pas justifiées.

Pas catholique

Ces derniers jours, donc, j'ai lu tout et n'importe quoi sur ce Georges. Ça venait de partout. Les blogueurs s'en donnaient à cœur joie, reprenant, bons moutons qu'ils sont, les petites phrases ou alors les idées mêmes développées par les journalistes dans la presse. Pour une fois, d'ailleurs que journalistes et blogueurs se retrouvent sur quelque chose !

Je me souviens de l'histoire de Fabius et de sa tronche pas très... l'histoire avait défrayé la chronique. On taxait le vieux d'antisémitisme. J'étais déjà en Egypte et je lisais ça en me marrant bien fort. Taxer Frêche d'antisémitisme alors que tous les journalistes de terrain de la région savaient très bien que les juifs de Montpellier, du moins leurs représentants, leurs assoss cultuelles et culturelles, le soutenaient  800 %. Et pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Les amis qui sont toujours sur place et qui sont aussi des collègues journalistes, ont vu débarquer par wagons les collègues parisiens à l'affût d'un scoop ou d'une petite phrase. Des collègues parisiens souvent plus tentés par des sorties en garrigue ou à la plage, que par de journées à travailler sur l'histoire de Montpellier, de la région, du département, serrer les réseaux maçonniques très importants dans ce cas précis...

Les collègues et amis Montpelliérains hallucinaient.

Voilà ce qui m'est venu à l'esprit quand j'ai appris la mort de Georges Frèche. L'animal médiatique, qui en jouait, Néron, aussi, sur ses terres, rien de bien original.

Puis le passé

Frêche, ce sont aussi mes quatre premières années de boulot.

Ça fiche une claque que je n'avais pas vu venir. Ce sont les conseils d'agglo à rallonge où on pose la question 6 à 23H30, où il y en a 56 au programme... Là aussi on avait des petites phrases à la toque. Mais Twitter et les  blogs n'existaient pas encore. J'avais fait tout un article sur « Ce n'est pas la Chine qui a envahi le Tibet mais le Tibet qui a envahi la Chine ! » Je me souviens encore de la tête d'Alain de l'agglorieuse assis à côté de moi à chaque fois.

Je me souviens de quand la salle de prière des musulmans de Montpellier a pris peu en 2004 si je me souviens. Je me souviens des grosses inondations Hérault-Gard, on était une poignée de braves à prendre la route pour faire des images, trempés jusqu'à l'intérieur des os en arrivant au PC crise de la mairie de Montpellier, dans les sous sols, il s'était bien fichu de nous.

Frêche, c'est aussi la journée avec le président grec de l'époque Konstantinos Stephanopoulos. Pas du tout préparée, bien entendu, puisque le quotidien dans lequel je bossais n'était pas vraiment à cheval là dessus... puis bon, on t'apprenait que tu partais sur ce genre de sujets 15 minutes avant. Et pourquoi il était venu à Montpellier, le Grec ? Parce que le Georges, il était ambassadeur de l'hellénisme en France. Si, si madame et ils ne sont pas très nombreux dans le monde.

Bien entendu, le Georges, il exultait avec sa petite décoration à la boutonnière, son petit président qui lui disait qu'il kiffait les statues moches à Antigone... Les télés grecques avaient fait le déplacement. Puis nous nous sommes retrouvés à la médathèque Zola. Ils ont papoté autour de quelques livres anciens avant de se poser su les canapés dans le hall, « posez chacun une question, on est pris par le temps. »

Nos nous asseyons donc... Je n savais rien sur le petit bonhomme qui se trouvait avec nous mis à part que sa traductrice était très cool... ça suffit pas à faire une bonne question. Nous étions trois journalistes assis là, sur ces canapés. Préparation des JO ou d'une coupe de foot en cours, je me dis en voilà une question facile même si ça m'embêtait de ne pas lui demander qqch en rapport avec Montpellier : Un des deux gars prend le micro « oui, vous préparez xxx événement sportif, bla bla... fin de la question ».

Et merde ! Les grands esprits se rencontrent, ok...

Il me faut une autre idée... l'Europe ! c'est bien ça, l'Europe... ça fait avenir (oui, on était avant 2004), ça fait intelligent, géopolitique, tout ça... (je précise que j'avais 20 ans).

L'autre collègue prend le micro et « ..... Europe.... Bla bla... fin de la question.... »

Et merde !

Soit c'est la pleine lune, soit je pense à haute voix, soit... E tout cas, les loulous, je veux pas dire mais avec le recul, nos gros journalistes du coin avaient les mêmes idées de questions que la nénette de 20 ans qui n'avait pas bossé. Bonhomme répond et pendant ce temps, on me tend le micro... Fallait savoir qu'autour de nous, il y avait des tonnes de gars avec leurs caméras qui filmaient la totalité de l'entretien, des photographes et que tout ça m'impressionnait un peu.

Une idée, une idée, une idée ???

« Bonjour monsieur, bla bla » oui, en général, je suis polie en interview et je fais des sourires ultrabright « j'aurais aimé savoir si toute cette visite ne vous a pas donné envie d'organiser un jumelage entre Montpellier et Athènes ou une autre ville Grecque ? »

Et là, le Georges fait signe à son nouveau meilleur ami. « Permettez moi de répondre... »

C'est le genre de situation, quand tu le croises sur le terrain chaque semaine, où tu te dis « oh, oh, j'ai dit une connerie plus grosse que moi... » et à l'époque je peux vous dire que c'était pas facile à faire. En plus le Georges, il était assis à côté de moi et à l'époque, il n'était pas malade...

Il prend donc le micro et de sa grosse voix, il s'est lancé. Faut dire qu'en plus, j'étais assise à côté de lui alors c'était encore plus impressionnant (joue, toi aussi à remplacer les ... par des noms de philosophes grecs, la mythologie et la philo m'ont toujours emm..., donc je ne m'avancerai pa à vous citer des noms...) : « Madame, quelle sottise vous avancez ! Montpellier n'est pas jumelée avec Athènes ou une autre ville ! Montpellier est jumelée avec TOUTE la Grèce, avec la Grèce de..., celle de...., de .... Et de... Montpellier, c'est ...., c'est comprendre...., c'est aimer...., et la Gèce, bla bla., ... » Ok, petite, rentre à la maison, t'as rien compris. Il nous a tenu un quart d'heure et quand le président a voulu répondre, on n'avait plus le temps.

J'étais toute gna gna gna après ça. Bouche bée aussi... pinaise, ça arrive as souvent mais beaucoup avec le Georges.

En fait c'est ça. Comme je l'expliquais sous le coup de l'émotion sur le blog de Nicolas c'est que oui, la mort de Freche, me renvoie à mes 4 premières années de boulot, étrange réaction. Quand j'étais « pititoune » et que je le croisais souvent. Quand je débutais, quand je me tapais deux pages par jour, quand...

Ça remonte à loin maintenant.

C'est super égo-centré de penser à soi en apprenant la mort de quelqu'un, c'est Cricri qui a être content en me lisant, il aura cette petite autosatisfaction de ceux qui ont raison. C'est super égo-centré mais en même temps, à un momn où je cogite sur le temps qui passe, les changements, le fait que non, la PQR ça ne me fait vraiment plus kiffer mais en même temps c'est plutôt sympatoche des fois... ça m'aura permis de repenser à ces vieilles années... d'avant la100 000e carte de presse, et tout et tout...

Et non, je ne ferai pas de conclusion parce que je n'ai pas le temps.

mercredi, 15 septembre 2010

Visa... ou pas !

Visa, c'est fini !

Alors, voilà, je peux vous dire, maintenant que certaines expos ne m'ont pas plu...

Impact, d'Antonio Bolfo, je dois dire que je n'ai rien ressenti en regardant ses images... Faut dire que des flics à New York, on en a assez à la télé, non ? peut-être l'overdose.

Rien de neuf au palais de Corts. L'expo Care était assez insipide, rien de neuf, je le répète, malheureusement... Comme l'expo Laban Mattei aux minimes.

Je n'ai pas été touchée par l'or noir de Tchernobyll de Guillaume Herbault, ni par la rétro William Klein, chacun ses goûts.

Faut dire qu'il y a tellement d'expos à voir, tellement de thèmes différents, qu'il est difficile d'être à 100% fan de tout Visa.

L'expo de Tanguy Loyzance sur le Tchad avait une belle présentation mais idem, les photos ne m'ont rien transmis, tout comme celle de Nomachi aux Minimes.

J'ai été déçue par l'expo de Michael Nichols... très peu de photos sur l'environnement, la destruction de la forêt. Oui, un arbre géant mais l'expo est incomplète, on en aurait voulu plus.

 D'une manière générale, j'ai aussi un peu fait l'impasse sur toutes les questions religieuses, qu'il s'agisse des chrétiens de Jérusalem ou des Musulmans au Bengladesh... Overdose, quand tu nous tiens... ou juste peut être « loi du mort au kilomètre... » étant moi-même athée, je ne suis que peu touchée par les sujets sur la foi.

dimanche, 05 septembre 2010

L'Asie à Visa

Retour à Perpignan où l'Asie du Sud-est est plus que jamais à l'honneur. Je vous ai parlé dans un billet précédent de l'expo Van Houtryve, une de mes préférées, je n'y reviendrai donc pas.

Rien de neuf du côté de Bangkok, du moins rien de différent de ce que l'on a déjà pu voir, revoir, etc... Corentin Fohlen fait en plus un étrange rapprochement entre les émeutes thaïlandaises et le séïsme en Haïti. Il s'agit là d'une des expos que j'ai le moins aimées du festival. Vous croiserez son travail, bien évidemment, du côté du couvent des Minimes.

 

Le Laos !!! Le Laos et des idées, des phrases, des trucs bien et géniaux, c'est du côté du Tiers Ordre. Une expo par laquelle il faut absolument passer, celle de Danielle et Olivier Föllmi. Ils nous prennent autour du monde avec eux t nous montrent comment, parfois, il peut être beau. La nature est belle, les enfants sont beaux et c'est un peu la course au progrès sans frein qui pourrit un peu tout. Chaque photo est accompagnée d'une petite pensée, d'une citation... des mots très forts et à la fois très justes. Cette exposition est réalisée en patenariat avec l'Unesco.

 

La vraie expo d'actu sur les problèmes en Thaïlande est signée Athit Perawongmetha.... Un nom qui sent bon l'Asie du Sud-Est. En voyant ses images, je cherche  comprendre. Comprendre commence pays si calme, tranquille, accueillant, a pu soudain basculer. Comment, depuis ces mois que nous compterons bientôt malheureusement en année, la Thaïlande se déchire.

Et j'ai vu. Et j'ai compris... Peut-être pas tout mais j'ai eu es bribes d'idées. Loin e ces correspondants dépêchés sur les lieux juste pour suivre l'actu quelques jours, loin de ces expatriés totalement déconnectés financièrement de la réalité locale et qui ne peuvent pas tout écrire parce qu'ils ont un visa à renouveler, ce photographe est un local qui connaît son terrain, qui y est attaché, qui, à éfaut de comprendre les subtilités d'une culture, vit dans cette culture. Sans doute, une des expos les plus marquantes de Visa 2010... et quel travail de journaliste. Il suit les rouges et nous donne à voir ce qu'est leur quotidien. Il touche aussi, parfois, dans ces explications, notamment quand il raconte comment il a vu d'autres journalistes mourir durant ces événements.

On comprend la violence sans la cautionner, rendez-vous obligatoire à l'église des dominicains.

SI vous cliquez sur le nom des photographes, vous acedez à la page de leur expo.